Que faire quand aucune banque ne vous accorde de prêt ? Les solutions aux refus de crédit et les alternatives pour emprunter

Quand on a besoin d’argent, on va voir sa banque. Si les taux d’intérêts des crédits ont tendance à aller vers la baisse, les banquiers sont de plus en plus frileux pour prêter de l’argent, même lorsqu’il s’agit d’une petite somme, et les garanties demandées peuvent être importantes. En cas de refus de crédit, il y a d’autres solutions pour réussir à emprunter. A suivre, toutes nos pistes si ça ne passe pas avec sa banque, prêt CAF et crédit entre particuliers en tête.

 

Que faire en cas de refus de crédit ?


Quand on veut faire un achat immobilier, on a souvent besoin d’emprunter pour le faire (certains vous diront même qu’il est conseillé de le faire). Mais pour faire un crédit bancaire digne de ce nom, avec un pourcentage important du prix d’achat emprunté, il faut réunir tellement de conditions qu’aucun prêt n’est facile à décrocher. Et quand la banque dit non, que faire pour quand même pouvoir acheter ?

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La première chose à faire, c’est d’aller voir d’autre banques. Rappelons que si une condition suspensive d’achat au prêt bancaire a été signée, elle ne fonctionnera que si le dossier a été présenté au moins à 3 banques. Quand un dossier est refusé, il faut reprendre les points qui ont posés problèmes, les corriger, et aller voir une banque concurrente.

 

Que va regarder une banque avant de prêter de l’argent ?


Les critères sont les mêmes pour tous les établissements financiers. Il y a les revenus bien sur qui vont permettre de calculer la capacité d’endettement d’une personne seule ou d’un couple (la règle est de ne pas dépasser les 33% de taux d’endettement). On peut compenser des petits revenus avec un apport personnel important.

Ne pas oublier que la banque va aussi éplucher vos comptes, et voir comment vous les gérer. On vous demandera les 3 derniers relevés de compte de toutes vos banques au moment de monter le dossier de crédit.

Comment mettre toutes les chances de son côté ?


Notre conseil : on évite d’être à découvert dans les 3 mois qui précèdent la demande de crédit, et on solde tous les petits prêts qu’on a déjà avant d’aller voir son banquier, crédits à la consommation et revolving en tête. Pour un fiché FICP, mieux vaut ne pas rêver à un crédit immobilier en passant part sa banque. Enfin, pour les heureux qui auront une proposition bancaire, il faut comparer les offres avant de signer un engagement avec une banque, surtout si le crédit est consenti pour 10 ou 20 ans.

La bonne idée : contactez un courtier en crédit pour obtenir le meilleur taux, il présentera votre dossier de lui même à plusieurs banques. De plus, il a des tarifs négociés et il obtiendra des taux un peu plus bas que ceux que vous pourriez obtenir vous-même. En principe, il inclura sa commission dan l’offre qu’il va vous présenter. Enfin, certaines banques sont spécialisées dans le crédit immobilier, elles sont donc un peu plus souples dans leurs conditions de prêt.

 

Comment augmenter son apport ?

Si l’apport personnel est un levier pour obtenir un crédit, on peut l’augmenter pour convaincre son banquier de sa bonne santé financière. Les pistes à explorer : l’aide de la famille ou des amis (avec ou sans intérêts), son plan d’épargne logement, son prêt action logement, le prêt à taux zéro, éventuellement une aide de la mairie ou du conseil général de son département. Renseignez-vous, on ne sait jamais.

Améliorer sa capacité d’endettement

Si on dépasse le taux voulu par la banque, il faut jouer avec les modalités de son crédit, à savoir allonger la durée ou baisser le montant du remboursement mensuel. Ensuite, si vous achetez dans le but de louer, le loyer récolté chaque mois viendra s’ajouter à vos revenus dans le calcul de votre taux d’endettement.

Quoi qu’il en soit, il faut se mettre dans la peau de son banquier et essayer de le comprendre. Son refus est toujours motivé. C’est la notion de risque qui va lui faire prendre sa décision, acceptation ou rejet de la demande. Vous pouvez toujours demander à votre conseiller de mettre par écrit les raisons de son refus, même si rien ne l’y oblige. Ce document, si vous arrivez à l’obtenir va vous permettre de mettre en place les solutions pour ne pas reproduire les mêmes erreurs lors d’un prochain dépôt de dossier de prêt logement dans une autre banque.

Que faire quand on est fiché Banque de France

Les fichiers des incidents de paiement ou de remboursement, FICP ou FCC sont bien sûr toujours consultés par les banques avant l’octroi d’un prêt immobilier. Il faut donc se faire radier de ces fichiers pour avoir une chance. Pour ce faire, il n’y a pas 36 solutions : il faut régler ses dettes et ses arriérés.

Cela peut prendre quelques jours, quant tout est régularisé, pour disparaître des fichiers. En cas d’urgence, demandez une attestation à la BDF pour transmission à votre conseiller financier.

Ce qu’il faut faire pour convaincre son banquier


D’abord, sachez que ce n’est pas votre conseiller qui prend la décision. Il va juste regrouper les pièces du dossier, et dans le meilleur des cas, il donnera son avis consultatif sur le prêt demandé. Pour résumer, il vous faut :

  1. Des bons revenus (au moins qui vous permettent de passer la barre des 33% au niveau du taux d’endettement).
  2. Avoir quelques économies : pour l’apport personnel, mais aussi pour faire face aux premières mensualités. Avoir pas mal d’argent de côté peut permettre de faire une opération blanche et d’emprunter la totalité de la somme nécessaire.

Que faire si cela ne passe toujours pas avec les banques


Tout va dépendre de la somme que vous allez avoir besoin d’emprunter. Pour un petit crédit, pour l’achat d’un bien de consommation par exemple, pourquoi ne pas tenter de vous faire prêter de l’argent par la CAF. Les prêts CAF permettent de parer à certaines situations difficiles, notamment pour les petits revenus. Mais comme tous les crédits, il faudra être en capacité de rembourser dans les conditions fixées au moment de l’octroi du prêt.

Mais comme il n’y a pas que les banques dans la vie, le crédit entre particuliers peut prendre la relève si il y a refus de la banque. Toutefois attention : les organismes de crédits entre particuliers sont souvent aussi tatillonnes que les banques dans le montage du dossier.

En définitive, un refus de crédit n’est pas la fin du monde. Il existe des alternatives au prêt bancaire, et d’autres moyens pour emprunter de l’argent. La règle à respecter est de d’emprunter selon ses capacités, et d’être certain de bien pouvoir rembourser, qu’il s’agisse d’un prêt à court terme ou à long terme (crédit immo).