Meilleures banques: les banques françaises et européennes sont-elle assez solides (résultats des stress tests) ?

L’expérience récente sur la solidité de certaines banques fait penser à juste titre aux épargnants que leurs économies ne sont pas forcément 100% à l’abri. Mais qu’en est-il vraiment en France et en Europe, les états ne communiquant là-dessus que quand les choses vont mal, et laissant les usagers dans l’ignorance la plus totale. Régulièrement, on leur fait passer des stress tests pour se rendre compte de leur solidité. Il y a les des banques qui s’en sortent avec succès, et d’autres qui rencontrent de sérieuses difficultés, notamment dans certains pays à risque.

Les banques françaises s’en sortent-elles ?

Il semblerait que leurs tests de résistance aux aléas soient bons, à l’instar de leurs concurrentes allemandes, et pourtant l’instigatrice de ce contrôle officieux n’était pas n’importe qui, puisqu’il s’agissait de la BCE. Et c’est une bonne nouvelle pour qui y a ses économies placées dans les 13 évaluées.

En effet, aucun épargnant n’aimerait vivre ce qu’à connu Chypre l’année dernière, avec 10% des encours au dessus de 100 000 euros confisqués. Et si vous n’avez toujours pas confiance, vous pouvez toujours choisir de vivre sans banque, mais là bon courage.

Inoxidable

Cette solidité a été éprouvée en imaginant en récession sans précédent à laquelle ont a ajouté une bonne vieille crise et un effondrement de l’immobilier. Comme le chantait France Gall « résiste, prouve que tu existe ».

Nous nous trouvons ici en face d’une volonté affirmée de l’Europe de mettre en place une union bancaire efficace et de qualité, au vu des moyens déployés. Ce n’est plus aux états de juger leurs établissements financiers, les résultats paraissent donc un peu plus crédibles.

Et l’Europe ?

C’est là que le bas blesse. 20% des établissements testés n’ont pas tenus le choc, même si la courbe va en s’inversant car de la moitié d’entre eux a réduit son déficit de fonds propres depuis, et les autres n’ont pas le choix. Ils vont devoir marcher droit pour ne pas se faire épingler une seconde fois, ce qui aurait des conséquences catastrophiques sur la confiance de leurs investisseurs. La fin du secret bancaire annoncé a aussi forcément un impact.

Quels sont les mauvais élèves ?

Cela ne surprendra personne si je cite ici quelques banques italiennes, grecques et portugaises, deux pays de la zone euro qui connaissent des temps encore plus troublés que les nôtres. Et c’est surtout l’Italie qui inquiète puisque 9 sur 15 ont échoué. Leur système financier pourrait donc s’écrouler si la crise s’intensifiait et les années suivantes. Il leur faudra donc recapitaliser pour s’en sortir, ou réaliser des augmentations de capitaux, certaines d’entre elles l’ont déjà réussi avec succès.

Car rien n’est définitif. Ces contrôles avaient pour but de pointer du doigt les failles éventuelles, et de donner à ceux qui ont eu une mauvaise note les moyens de les combler pour repartir du bon pied et regagner la confiance de tous.

Qu’en est-il des autres pays en crise

La Grèce et Chypre sont les deux pays qui ont le plus souffert ces dernières années. La Grèce d’abord : elle va mieux, et c’est une bonne nouvelle pour toute l’Europe. Elle n’a pas attendue ces contrôles de la BCE pour se restructurer. Les banques chypriotes ont elles encore du chemin à parcourir pour y arriver.

big brother

L’Irlande peut marcher tête haute, ses banques se sont éloignées de la voiture balai dans leur grande majorité. Tout comme la Belgique, même s’il y a encore du travail à accomplir.

Qui l’eut cru ? La France a en son sein des établissements financiers parmi les plus solides en Europe. Tout n’est donc pas perdu, n’en déplaise aux pessimistes. Et qui dit bonne santé dit aussi soutien aux entreprises, à la croissance et aux ménages.