Crise bancaire: quels risques de faillites en France à cause de la Grèce et la Russie ?

2015 est leur année, et on ne parle que d’eux, en bien ou en mal, j’ai nommé la Grèce et la Russie (après le rififi de la Suisse et du Luxembourg sur le secret bancaire). Mais ce que les européens craignent, c’est avant tout la crise bancaire qui pourrait arriver suite à ces conflits. Et en cas de faillite bancaire, il y a sans doute quelques économies qui risqueraient de partir en fumée, mieux vaut donc que cela n’arrive pas. Afin de savoir quoi faire le moment venu, mieux vaut donc se tenir informé de la situation, ainsi que des risques encourus et des garanties éventuelles qu’il sera possible de faire jouer si krach bancaire il y a.

Situation en Grèce


Elle évolue de jour en jour, difficile donc de faire un point qui sera encore valable dans quelques heures. Toutefois, il y a des choses sûres : les privatisations grecques vont être stoppées pendant un bon moment (les chinois peuvent donc s’asseoir sur leur port du Pyrée), la bourse ne battra pas des records à la hausse avant la saint glinglin, et la Troïka n’est pas prête de remettre un pied dans le pays. On parle aussi de réintégré tout un tas de fonctionnaires et de remonter sérieusement le salaire minimum.

C’est donc le financement de cette belle politique qui pose questions, et le devenir de l’aide européenne. Car si les grecs se ruent sur les distributeurs bancaires pour retirer leurs économies, le Grexit tant redouté pourrait pointer le bout de son nez. Les caisses de l’état sont vides, comment les remplir en ne reniant pas le vote des électeurs ?

Ou en est la Grèce ?

Elle se fait discrète, mais son troisième plan d’aide est sur toutes les lèvres. Car les milliards d’euros d’aides s’empilent comme des perles, en même temps que les réformes exigées allant avec. Cela veut-il dire que le pays est sorti d’affaire ? Nous sommes encore loin du compte, et on en attendra sûrement reparler, même si les choses avancent dans le bon sens.

La population, frustrée et sevrée, pourrait ne pas rester silencieuse et donc pousser le gouvernement à aller dans son sens, ce qui serait désastreux pour l’économie du pays, et par ricochet pour les bourses mondiales qui ont longtemps été suspendues aux lèvres de son dirigeant. Car pour atteindre les objectifs, il faudra mettre les bouchées doubles. Il faudra surveiller les propositions d’allègement de la dette, qui devraient ne pas tarder à pointer le bout de leur nez. La fin de l’austérité en passera forcément par là. La Grèce est en tout cas bien partie pour rester dans la zone euro.

La situation en Russie


Avec Poutine, ce n’est pas rose tous les jours, les ukrainiens en savent quelque chose. Car pendant que les puissants font leur petite guerre, les peuples trinquent. Le rouble ne cesse d’être dévalué, la monnaie ne vaut plus grand chose et a déjà perdu près de 50% de sa valeur. Si on ajoute à cela le prix du pétrole en forte baisse, c’est toute l’économie russe qui commence sa descente aux enfers et l’inflation grimpe, grimpe…

Les accords de paix vont-ils relancer la machine ? Rien n’est moins sur, car ils ne tiennent qu’à un fil, malgré les bonnes volontés affichées. Y’aura t-il encore des investisseurs l’année prochaine en Russie ? Et la fuite des capitaux qui fragilise encore plus l’économie, va-t-elle cesser ? Pour l’instant, l’état recapitalise les banques et maîtrise encore la situation. Mais jusqu’à quand ? Les milliards ne sont pas éternels…

La Russie en pleine crise

La chute des prix du pétrole entraîne l’économie russe vers le bas, reste à savoir où celle-ci va s’arrêter. Et elle n’est pas la seule à sombrer, ses anciennes républiques, comme l’Azerbaïdjan sont aussi à la peine pour les mêmes raisons, mais malheureusement pour elles avec les reins pas aussi solides. Mais la Russie ne reste pas inactive, et se démène pour trouver des solutions.

Car le rouble n’a jamais été aussi bas depuis des années. Une réduction des dépenses budgétaire est ainsi en place, de plus de 10% : âge de départ à la retraite augmenté… Il faut dire que tant que le baril sera sous les 40 dollars, rien ne s’arrangera. Mais la Russie ne fait pas que serrer les visses, elle soutient aussi les secteurs des PME et de l’agriculture par des plans de relances ambitieux.

Et une reprise du cours à la hausse passera par des discussions serrées avec l’OPEP et une réduction de la production, même si pour l’instant l’Arabie Saoudite freine des quatre fers pour contrer le retour de l’Iran dans un marché déjà saturé.

Les banques italiennes à quitte ou double


L’italie n’est pas sortie d’affaire. Ce sont notamment les banques qui souffrent en bourse actuellement en Italie, et le spectre de la Grèce n’est pas si éloigné. Début 2016 voit un effondrement de leur cours, avec des suspensions en pleine séance, ce n’est jamais très bon signe. Toutefois, les beaux jours devraient revenir mais il va se passer du temps avant que les risques de crise majeure s’éloignent.

Les banques italiennes ont encore de grosses dettes, et certaines créances restent douteuses. Heureusement, l’état ne les laisse pas tomber, et est intervenu pour en recapitaliser quelques unes. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup trop de banques moyennes (en taille) : plus de 700.

Le risque pour les banques françaises


Elle ne sont pas encore sorties de l’auberge, loin de là, et les mois qui arrivent vont être cruciaux. Restez informé pour ne rien louper.

Le cas grec

crise grecqueLe pays va-t-il rester dans la zone euro ? Certains économistes, et non des moindres, disent que cela vaudrait mieux pour tout le monde qu’il en sorte, d’autres au contraire, annonce que dans ce cas là, on courrait à la catastrophe. Si vous avez conservé vos vieux drachmes, restes d’un voyage dans les Cyclades, qui sait, peut-être reviendront-ils sur le devant de la scène.

Tout va donc dépendre des concessions que les uns et les autres sont prêts à faire pour ne pas sombrer. Pour l’instant, c’est le round d’observation, mais les hostilités ne vont pas tarder à fuser. L’Allemagne, notamment, n’a pas l’air de vouloir lâcher beaucoup de lest, mais il faut se mettre à leur place, avec les français, les allemands sont ceux qui ont le plus à perdre.

On voit mal en tout cas un retour de la rigueur telle qu’elle était appliquée avant les dernières élections. La dette va-telle être annulée, aménagée, transformée, mangée ? Et qui va payer l’addition ? Nous, les contribuables d’Europe ? Rappelons que la France a prêté 42 milliards à la Grèce, soit près de 600 euros par tête… La facture est salée si elle devait passer aux oubliettes.

Et les banques dans tout ça

Elles avaient quand même anticipées, en réduisant leur exposition. Mais bon, elles ont quand même encore plus d’1 milliard d’engagement là-bas. La monnaie unique en tout cas connait ses heures les plus sombres.

Le cas Russe

Le problème, c’est que les américains s’en mêlent, et ça, les russes n’aiment pas du tout, du fait de leur passé commun. Le pays est donc dégradé par les agences de notations américaines, ce qui a pour résultat de faire encore monter un peu plus la sauce.

Car l’état, même s’il souffre, n’est pas vraiment endetté et possède des réserves budgétaires. Reste qu’il va falloir que les entreprises tiennent, et ça c’est une autre histoire. Ce sont elles qui ont les pires dettes, surtout celles du secteur pétrolier et métallurgique.

Quelle garantie en cas de faillite de sa banque en France ?


Imaginons le pire, pendant un instant : la cessation de paiement de votre banque. Mais pas de panique, vos dépôts sont garantis jusqu’à 100000 euros.

Ainsi, il est recommandé d’avoir des comptes dans plusieurs établissements, avec une somme équivalente dessus, plutôt que de tout mettre au même endroit. Ce fonds de garantie est censé prendre le relai en cas de faillite, mais en théorie seulement, car il n’aura pas assez de fonds pour rembourser tous les clients en même temps, si un krach devait se produire.

faillite des banques

En définitive, la faillites des banques françaises est un cauchemar qui a peut de chances de se réaliser. Mais les récents évènements nous montre bien que tout est lié, et que rien ne peut arriver sans se répercuter sur tout le reste.