Carte à débit différé : fonctionnement, avantages, avis, plafond…

Quand on a besoin d’argent pour finir le mois, l’avance de trésorerie est une solution parmi d’autres. Une carte à débit différé permet de regrouper ses paiements dans un seul prélèvement effectué quand le mois se termine. Ce fonctionnement, proposé aux clients des banques lors de la souscription d’une CB s’oppose à une carte bancaire à débit immédiat, où le client est prélevé dès qu’un achat est effectué. Reste que le coût annuel d’une carte de paiement à débit différé peut être un peu plus important, et que ce tarif peut freiner les velléités. Comment ça marche ? Explications à suivre.

Pour payer plus tard


Ne pas être débité immédiatement est une petite bouffée d’oxygène quand on est un peu juste. Un tel système permet de se faire plaisir sans forcément avoir les fonds disponibles sur son compte ou bien d’acheter ce qui est nécessaire en attendant que le salaire tombe.

Le fonctionnement de cette CB reste classique : consultation de solde et retraits possibles, paiement dans les boutiques. Sauf que tout ce qui a été acheté avec cette carte bancaire sera débité le dernier jour ouvré du mois en cours, ou le premier du mois souvent, ou the last one. Chaque banque à sa politique en la matière, mais au final, c’est toujours quelques jours de gagné. Pas plus de 30 quand même entre l’achat et le prélèvement.

Il est donc possible d’acheter à crédit sans en faire un. On économise ainsi les agios d’un découvert ou bien les intérêts d’un petit prêt à la consommation.

Comment l’obtenir ?


Rien de particulier à faire à part de contacter son conseiller financier pour la demander, ou la changer si on a une CB à débit immédiat. Bon à savoir : elle existe aussi en version internationale, pratique pour se faire plaisir en vacances à l’autre bout du monde. Celle-ci est toutefois un peu plus onéreuse que la nationale, à réserver donc aux grands voyageurs. Ceux qui passent tous leurs été en Bretagne ou en Corse n’en auront pas l’utilité.

Qu’en pensez-vous ?

SI on lit les forums consacrés à ce sujet là, on s’aperçoit que le principal danger (ou l’inquiétude numéro 1) quant au débit différé reste la tentation de dépenser plus que ce qu’on a sur le compte, et au final, que ce que l’on gagne. Un budget non maîtrisé, et c’est l’engrenage, avec un risque de surendettement pour les cas les plus difficiles.

Pour éviter cela, les banques ne la propose qu’aux clients ayant de bons revenus, et ne présentant pas de risques particuliers, même si cela ne veut pas dire grand chose.

Notre conseil : si vous avez des problèmes pour gérer votre argent, si vous êtes toujours en flux tendu, si votre situation professionnelle n’est pas stable, passez votre chemin, cette CB n’est pas pour vous. Elle est faite pour les rigoureux, les laborieux, ceux qui comptent et qui calculent, contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord.

Combien ça coûte ?


Ce mini crédit, c’est bien beau, mais est-il gratuit ? Que ni ni. Les banques ne sont pas des philanthropes, cela se saurait. Elles facturent donc ce service un peu plus chère que pour une carte bleue classique, même si cela ne va pas chercher très loin. Quelques dizaines d’euros de plus annuel que pour un service dit « classique ».

Certains établissements proposent des promos de temps en temps ou font des prix pour certaines catégories : les étudiants s’en tirent bien de ce côté là en général, et peuvent espérer dans quelques banques décrocher 50% de remise. Eviter d’être à découvert ou d’avoir à faire un crédit peut vite vous faire rentrer dans vos frais.

Pour limiter les coûts, mieux vaut rester dans la zone euro quand il s’agit de payer avec sa carte. En dehors, la banque facture les opérations d’achats et de retraits, à moins de tirer de l’argent dans une banque partenaire (un coup de fil à votre conseiller vous permettra de les connaître avant de prendre votre avion).

Alors, débit immédiat ou différé ?


That is the question. Payer maintenant ou plus tard ? Les deux ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients. Tout va donc dépendre des clients, de leurs profils, de leur façon de gérer leur argent, leurs dépenses, et de leurs ressources financières mensuelles.

Payer plus tard

Lorsqu’on est débité immédiatement, on sait chaque jour (en fait à 2 jours près le temps que les opérations soient comptabilisée par la banque) où on en est dans nos comptes. Quand on a du mal à gérer ses sous, c’est mieux ainsi. Une petite consultation Internet et le tour est joué.

Par contre, une fois la limite du découvert autorisée atteinte, plus moyen de se servir de sa CB ou de retirer de l’argent. Le robinet est bloqué. Ce système permet de ne pas dépasser ses limites, et de ne pas se retrouver avec un découvert impossible à combler.

Etre débité plus tard, c’est bénéficier des « largesses » de la banque qui va en quelque sorte nous faire une avance. On a donc une certaine souplesse dans la gestion de son budget et la possibilité d’anticiper des dépenses même en ayant pas les moyens immédiats de le faire.

Attention par contre : toutes les opérations au distributeur de billets sont elles comptabilisées immédiatement. Dans la série des points négatifs, ce sont bien sur les risques liées et les frais bancaires pouvant résulter d’une mauvaise gestion et de dépenses inconsidérées par rapport à ses ressources.

A chacun donc de choisir la carte qui lui convient, bien que rien n’interdit de changer d’avis en cours de route et de modifier les servies offerts par sa banque, en concertation avec celle-ci. A moins de vouloir vivre sans banque