Bingo Crédit : les organismes de prêt de plus en plus responsables

On se souvient tous de cette publicité qui parlait du crédit Bingo. C’était à la fin des années 90, tout une époque… On y parlait de prêt immédiat sans aucun justificatif, une petite arnaque qui a fait beaucoup de mal au crédit en général, les consommateurs perdant confiance dès que les mots prêts à la consommation sont évoqués. Mais les organismes qui officient dans ce secteur particulier tendent dorénavant à responsabiliser les consommateurs face à l’emprunt, et c’est une bonne chose, pour ne pas se retrouver en surendettement. Si vous avez de petits revenus, pensez aussi au prêt CAF.

Petit rappel de la publicité Bingo crédit


Quoi qu’il arrive, ne perdez jamais de vu qu’il faudrait fournir à la banque ou à tout autre organisme des documents prouvant votre bonne foi quant à votre situation matérielle, même si vous recherchez un prêt pour personne en difficulté. Si on vous parle d’absence de justificatif, ce n’est que sur le motif de votre emprunt. Attention donc à ceux qui jouent avec les mots.

Se servir de l’argent pour faire ce que l’on veut n’est pas la même choses que l’obligation de produire les documents demandés. Raisonnablement, on ne peut pas croire qu’on va nous donner de l’argent sans montrer les bulletins de salaires. Le temps où on ne donnait que sa parole est révolu. Il faut des garanties à la banque.

Bingo nous parlait donc de crédit facile et immédiat, d’emprunt sans aucunes vérifications ni formalités administratives… On rêve : ce genre de crédit n’existe pas, donc pas la peine de le chercher partout. C’est un attrape pigeons. On doit vérifier votre solvabilité, c’est dans votre intérêt : le surendettement est si vite arrivé. Attention aussi aux crédits entre particuliers : sortis des grosses plateformes comme prêt d’union, ils sont dangereux.

Cetelem crée sa fondation pour l’éducation budgétaire


Avant que le législateur demande aux organismes financiers plus d’information pour les consommateurs, Cetelem avait lancé une fondation pour « éduquer » ceux qui empruntent et les responsabiliser. Des dettes mal maîtrisées conduisent à l’exclusion, c’est donc une véritable nécessité. Mieux vaut prévenir que guérir. Avant d’emprunter, il faut en effet connaître les conséquences que cela aura sur son budget.

Le crédit responsable passe par là. La fondation propose donc un outil d’analyse, pour faire le point sur ses entrées et ses sorties d’argent, afin de calculer au plus juste son taux d’endettement et éviter ainsi de se retrouver dans une situation difficile à gérer pour tout le monde en cas de défaut de remboursement : l’emprunteur et l’organisme financier.

Plusieurs partenaires participent à cet effort


C’est d’abord Cresus, la première association à être connue sur tout le territoire pour sa lutte contre le surendettement. Là encore, elle fait d’abord un travail de prévention et les bénévoles informent autant qu’ils le peuvent. L’association propose aussi des micro crédits. Son partenariat avec Cetelem porte avant tout sur les jeunes et sur les adultes au RSA.

L’ANSA

Elle lutte elle aussi contre l’appauvrissement d’une partie de la population et l’exclusion qui en découle. Elle fournit un gros travail d’accompagnement budgétaire pour les plus pauvres en les formant sur les risques, et en leur apprenant à maîtriser au mieux leur budget, exercice difficile surtout quand on a de toutes petites rentrées d’argent.

L’IPFM

C’est une association qui gère un centre de formation d’apprentis. Ces jeunes qui vont bientôt entrer sur le marché du travail vont pouvoir emprunter, et s’ils le font sans discernement, cela les mettra en danger, d’où l’importance de les informer sur les risques du crédit.

Cofidis a choisi d’expliquer


C’est l’autre grand acteur du secteur, qui s’engage lui aussi pour le crédit responsable, raison pour laquelle chaque demande va être minutieusement regardée, surtout pour savoir si l’emprunteur a la capacité de rembourser. C’est bien sûr dans l’intérêt des deux parties.

emprunter avec raison

Si vous chercher un petit crédit à la consommation, vous pouvez aussi passer par un courtier, qui sont de plus en plus à la mode. Toutefois, ils ne sont pas les plus réputés pour leur travail de prévention. Donc méfiance. Assurez-vous d’avoir la capacité de le faire.