5 Assurances VTC: Transport de Personnes à Titre Onéreux

Etre chauffeur VTC, c’est entrer en concurrence avec les taxis, mais aussi devoir répondre à certaines obligations, notamment en ce qui concerne l’assurance de son véhicule. Elle est obligatoire (pour tenter d’apaiser les tensions entre VTC et taxis), mais mieux vaut comparer les prix quand on est chauffeur indépendant avant de se décider : les tarifs pouvant varier du simple au double. Autre solution : passer par un courtier en assurance dont c’est le métier de trouver la meilleure offre à garanties égales.

L’assurance est obligatoire


Les chauffeurs Uber font le buzz, et la grogne des taxis parisiens n’y changera rien : l’avenir est en marche. Toutefois, on ne peut pas faire n’importe quoi n’importe comment. Impossible de se passer d’une assurance pro pour les VTC. Celle ci doit concerner la responsabilité civile pendant la circulation mais aussi pendant l’exploitation.

Certains passagers peuvent aussi endommager la voiture, mieux vaut donc être bien couvert si on ne veut pas se retrouver avec un outil de travail saccagé.  De la même façon, vous pouvez abîmer les valises. Lors d’un contrôle, il faut être en mesure de fournir les attestations nécessaires. L’assurance auto pour particulier est donc à proscrire.

Rappel : pour devenir chauffeur VTC, il faut le permis depuis + de 3 ans, mais pas d’examen supplémentaire à passer. Pour celui qui n’a jamais fait ce métier, il faut une formation en plus. Le coût de la licence est dérisoire : – de 100 euros : on comprend mieux pourquoi les taxis tirent la tronche.

Travailler avec uber

Il peut s’agir que d’une activité complémentaire pour boucler ses fins de mois, mais pas que. Le nouveau géant du transport est clair sur le sujet : la RC circulation et la RC exploitation sont obligatoires dès que vous transportez des personnes et que vous les faites payer pour cela.

Par contre, rien ne vous oblige à souscrire au tout risque, même si cela est fortement recommandé avec un montant de garantie élevé quand il s’agit d’accidents corporels.

De nombreux courtiers et compagnies d’assurance proposent des offres spéciales pour les VTC


Les personnes voulant trouver des clients grâce à Uber sont de plus en plus nombreuses, même si certaines villes freinent encore des deux pieds. Nous sommes en France, et beaucoup de corporations vivent encore dans le passé (raison pour laquelle on a parfois du mal à être compétitif, mais c’est un autre débat).

Les courtiers, toujours à l’affût de bonnes affaires profitent donc du filon : ça fait un paquet de nouvelles voitures à assurer, car conduire un véhicule VTC est une solution pour sortir du chômage et devenir son propre patron avec un statut d’auto-entrepreneur par exemple. Mais la réglementation veille, donc méfiance.

Ce que doit couvrir l’assurance

assurance VTCTout ce que le chauffeur aura à payer en cas d’accident : c’est la responsabilité civile. Les dommages peuvent être corporels mis aussi matériels. Et l’addition peut grimper très vite en cas de pépin. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Abîmer une valise de marque coûte un bras, se tromper de trajet quand on conduit peut en coûter un autre, et encore, ce ne sont là que des exemples du quotidien.

Après, c’est le jeu de la franchise qui fait la différence de prix entre les différentes formules. Mais même en tirant de tous les côtés, impossible de s’en tirer pour moins de mille euros. Et plus la voiture est belle, plus l’assurance grimpera, normal.

Important : penser à négocier avec votre courtier en assurance VTC un prêt de véhicule en cas de panne. Si le votre est immobilisé, cela vous permettra de continuer à travailler.

Les chauffeurs UBER bientôt considérés comme des employés en France ?


Vous voilà assuré ? C’est bien, vous allez pouvoir commencer à bosser. Sauf que le conservatisme n’a pas dit son dernier mot, et que malgré tout son intérêt pour les consommateurs, tout est fait pour mettre des bâtons dans les roues d’Uber, la petite application qui monte (qui au passage prend 25% par client).

Le dernier en date : un tribunal US considèrent les chauffeurs utilisant l’application comme des employés, et non comme des travailleurs indépendants. Résultat des courses avant le résultat de l’appel : ce ne sont pas les mêmes charges à payer pour la start-up (qui n’en est plus vraiment une). Wait and see. Faisons confiance à la France pour rebondir là dessus…

Un métier à risque : les taxis menacent les VTC partout en France !

Et la réglementation en perpétuelle évolution n’est pas le seul risque qui menace les chauffeurs Uber. Les taxis jouent des coudes, et déjà qu’ils ne sont pas commodes derrière leur volant, on imagine bien de que cela donne quand ils sont en colère.

La dernière invention des « pas content » : se faire passer pour des clients VTC, et faire vivre un 1/4 d’heure difficile aux chauffeurs qui ont le malheur de les prendre en charge. Bref, toute cette histoire est loin d’être finie et les rebondissements ne font que commencer.

Avis aux courageux qui veulent devenir chauffeur VTC : cela ressemble de plus en plus à un chemin de croix. Entre le prix d’une assurance, et les taxis en colère, ce n’est pas actuellement un quotidien de tout repos. Sauf qu’après la pluie vient le beau temps.

Patience donc, le progrès est en marche. Et si vous voulez passer à autre chose, pensez au contrat brasseur ou au BTS banque, c’est beaucoup plus calme.